Originaire de Beauharnois, au Québec, Julie Kim Beaudry hérite sa passion pour la musique d’un père saxophoniste qui animait les folles nuits du Québec des années soixante au sein des Teen Beats, un groupe yéyé. Quant à son goût du risque, elle le tient d’une mère entrepreneure et restauratrice qui lui apprend que tout est possible à qui croit en lui-même. Dès son enfance, Julie Kim prend des leçons de piano, pour ensuite étudier la musique au CEGEP de Drummondville, puis à l’Université de Montréal. Mais une évidence s’impose à l’esprit de cette jeune musicienne : son vrai instrument, celui qui donnera la pleine mesure de son talent, c’est sa voix.

Faisant désormais carrière sous le nom de Julie Kim, elle s’installe à Toronto au début des années 2000, se donnant pour but de se faire connaître sur la scène musicale anglophone, où sa puissance vocale lui permet notamment de remplacer Macy Gray dans le DVD de la quatrième saison de la populaire série américaine Dawson’s Creek. En 2001, elle enregistre un EP de quatre chansons en anglais, intitulé This Part of Me, qui s’inscrit bien dans l’esthétique musicale de l’époque, et révèle au public une voix souple et chaude et une sensibilité à fleur de peau.

Pourtant, à force de découvrir et de côtoyer des artistes qui ont pris le parti courageux de chanter en français en milieu minoritaire, Julie Kim songe de plus en plus à renouer avec sa langue maternelle et contribuer par ses talents à l’épanouissement de la culture francophone en Ontario. Mais cette période est aussi celle où Julie Kim choisit de fonder une famille, et les années qui suivront seront consacrées à élever ses deux enfants.

Suivant un hiatus de deux ans, Julie Kim décide qu’il est temps de fouler de nouveau les planches et d’y faire résonner sa voix. Se découvrant une passion commune pour les harmonies swing des Andrew Sisters, elle fonde avec Nathalie Nadon et Geneviève Cholette un trio vocal, Les Chiclettes, qui se mérite le prix Coup de foudre à Contact ontarois en 2010, ce qui lui permet de présenter le spectacle De Wawa à New York à travers l’Ontario et dans les provinces maritimes, pour ensuite séduire le public français en 2011.

Parallèlement à ces activités, Julie Kim attire l’attention du slammeur franco-ontario d’origine togolaise Yao, dont elle devient la choriste sur scène et sur disque. En plus d’offrir à une nouvelle génération la chance de découvrir sa voix, cette collaboration plante dans l’esprit de Julie Kim le germe du prochain chapitre de sa carrière : après des années de collaborations - et plus de 250 spectacles - dans une foule de genres musicaux, le temps était venu pour elle de s’assumer pleinement en tant qu’artiste solo.

Le mot est lancé : s’assumer. Choisissant de travailler avec Cécile Doo-Kingué à la réalisation, Julie Kim signe une brassée de nouvelles compositions, dont elle élabore le propos avec la complicité des paroliers Janie Renée et Éric Dubeau. Tant au chapitre des mots que de la musique aux accents résolument soul, ce premier album solo se veut un compte rendu fidèle de l’artiste et de la femme qu’elle est devenue. On ne s’étonnera donc pas que l’album porte le titre de Portrait, et qu’elle y explore diverses questions liées à l’identité et à l’image de soi (Je dis ce que tu penses) et à la difficulté de verbaliser ses pensées (Trouver les mots), entre autres thématiques qui lui tiennent à cœur. « Ce disque-là, c’est vraiment moi », lance-t-elle en entrevue.

Aujourd’hui, Julie Kim se trouve à l’aube d’un nouveau chapitre dans sa vie et sa carrière, celui où elle a la ferme intention de se faire connaître pour ce qu’elle est — et pour ce qu’elle a dans le ventre et la voix!


«JULIE KIM - BIOGRAPHIE La sonorité est différente de celle de son trio Les Chiclettes. [...] Avec Hypnose, on retrouve plutôt une chanson pop-rock qui rappelle la chanson française des années 60 et même le groupe Niagara des années 80. [...] C’est une chanson bien réalisée et très radiophonique. » (Roch Archambault, FrancoMusique)